Durant les vacances, je ne reçois pas de nouvelles de sa part. C'est inhabituel mais je me dis que c'est normal étant donné le fait que j'étais partie une semaine en Allemagne, je n'avais donc pas pu lui donner de mes nouvelles... Je recevrai finalement un SMS de sa part, m'informant qu'elle ne serait pas là la première semaine de la rentrée pour cause d'examen au CHUV... Pendant ce temps là, en réalité, sa santé devenait inquiétante...
En stage quelques jours dans sa classe, (ma classe actuelle) son prof profite de ma présence pour nous informer que si Mylène est au CHUV, ce n'est pas pour une simple grippe. C'est à ce moment là que je commence à prendre conscience de la gravité de la situation. Je sais que je ne vais plus jamais la revoir comme avant, cependant, il m'est encore inconcevable de penser que le pire est à venir... Je prends donc de ces nouvelles chaque jours. J'apprends brutalement quelques jours plus tard qu'elle va mourrir. Après plusieurs tentative de visite, aucune n'aura lieu pour me '' protéger '' selon le personnel qui m'entoure. Privée de paroles et de toutes capacités de penser, Mylène rendra également son dernier souffle le 6 novembre à 20h13. Le cercle infernal est à nouveau en marche. Pleurs interminables > culpabilité de n'avoir rien vu venir > pensées suicidaires > insomnies > séances psychothérapeutiques qui n'aboutissent à rien > médicaments homéopathiques... Ce cercle durera environ 6 mois malgré le soutien d'une personne qui m'est très chère, jusqu'à ce que je rencontre une autre personne exceptionnelle qui m'aide et qui m'aide encore aujourd'hui encore beaucoup.
Pourtant, à chaque fois que j'ai l'impression de relever la tête, d'autres problèmes de gestion des émotions (nottamment la colère), familliaux, amicaux, sentimentaux et scolaires viennent s'ajouter au problèmes de base, et je replonge tête la première, si bien qu'aujourd'hui, ces problèmes forment une masse et je ne fais plus que pleurer et je ne sais plus très bien pourquoi car je n'arrive pas à prendre les problèmes les uns après les autres... A savoir aussi que des envies de mutilations sont aussi apparues...
Soyons clair, je souffre à en crever, longtemps j'ai eu des pensées suicidaires, aujourd'hui si elles ont disparues, c'est parce que j'ai repris goût à la vie et que j'ai compris que ça ne servait à rien. Ce que je veux, ce n'est pas me suicider, c'est arrêter de souffrir et sans le soutien de mes ami(e)s, de ma soeur et de ces deux personnes qui me sont très chères, c'est pas possible, j'arrive pas à avancer et je vais tout droit dans le mur..

